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CANNABIS : DOMMAGES CONGENITAUX A L’ADN ET DANGER POUR LES GENERATIONS FUTURES ?

       Le principal composé psycho-actif du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC), serait capable d’endommager l’ADN jusqu’au  « chromothripsis », c’est-à-dire jusqu’à des dommages cellulaires sévères mais pas au point de tuer la cellule…

C’est la conclusion d’une étude universitaire australienne publiée dans la revue Mutation Research le 4 mai 2016.

Les auteurs citent en particulier plusieurs études montrant un lien positif entre la consommation de cannabis et des anomalies fœtales telles que le spina-bifida ou un faible poids de naissance, corrélées à des perturbations dans la croissance cellulaire.

Les chercheurs de l’University of Western Australia suggèrent même la possibilité d’une transmission de ces dommages génétiques sur plusieurs générations.

Le « chromothripsis » (éclatement des chromosomes) a déjà été associé à certains types de cancer, de maladies graves et de malformations congénitales.

Cannabis chromothripsis

Les chercheurs ont examiné 189 études de la littérature à la recherche de preuves d’effets du cannabis et de ses différents  « principes actifs » sur l’ADN humain pouvant conduire au cancer et/ou affecter le développement du cerveau.

Cette étude commence par un historique scientifique sur les étapes clés de la division cellulaire puis illustre comment le cannabis perturbe ce processus à des stades bien spécifiques, conduisant à des mutations génétiques cancérigènes ou à des anomalies fœtales.

    En conclusion, cet examen réunit des éléments de preuve soutenant l’idée que le cannabis peut perturber la division cellulaire, entraînant ainsi des dommages génétiques, pouvant conduire au développement de cancers et d’anomalies fœtales. L’examen suggère que d’autres substances pourraient perturber le cycle cellulaire de manière similaire : alcool, opioïdes, tabac et benzodiazépines. Une narration qui appelle à de plus amples recherches sur les effets génétiques possibles du cannabis…

Sources
Mutation Research: Fundamental and Molecular Mechanisms of Mutagenesis May 4 2016 doi:10.1016/j.mrfmmm.2016.05.002 
Chromothripsis and epigenomics complete causality criteria for cannabis- and addiction-connected carcinogenicity, congenital toxicity and heritable genotoxicity et NHS. UK

Cannabis thérapeutique… ou conduire ?

A l’heure où l’on pourchasse tambour battant le moindre délit routier, le diable Satan, qui osa rouler à 31 Km/h là où la sacro-sainte loi ne permet que la fulgurance du 30 Km/h, à l’heure où le moindre petit microgramme de notre pauvre et unique verre de vin est disséqué, contrôlé, et jeté en place publique comme le crime le plus noir que l’humanité ait connu … il semble qu’enfin un petit assouplissement entrevoie le jour au sein des terribles textes aux barres de fer qui nous encadrent quotidiennement.

Ouf ! Une lueur d’espoir renaît ! Un peu d’air, un peu de compréhension, de bon sens…

Pour mon verre de vin ? Non.

Pour mon km/h en trop ? Non.

Si je suis sous l’effet du THC ? Bien sûr que N… heu… OUI !

Et oui ! A l’heure où l’on vient d’autoriser la mise sur le marché d’un médicament à base de THC, à savoir le Sativex, comment diable faire coïncider une propagande pro-THC pour « raisons médicales » et une lutte acharnée pour une conduite exemplaire ?

Le cannabis étant une drogue, ses effets néfastes n’étant plus à prouver, il paraissait normal qu’il trône au sommet de la liste des interdictions au volant, bien avant un verre de vin…

Oui, mais alors comment prescrire l’esprit tranquille – et en quantité rentable – ce médicament (soit dit en passant très controversé) s’il voue son usager à ne plus avoir le droit de conduire ?

Par un tour de passe-passe comme nous les aimons ! Et oui, en faisant une « petite exception » à la loi pour autoriser la conduite sous influence de cannabis… thérapeutique, voyons !

Les faits divers ne cessent de montrer les dégâts causés par le THC au volant. Les modifications des perceptions qu’induit l’usage du THC sont à l’origine de nombreux accidents dramatiques. Oui, mais aujourd’hui nous apprenons que ce même THC ne sera plus dangereux … si vous avez un certificat médical … !

Quand je pense à tous ces gens qui sont morts ou, pire, qui ont tué d’autres personnes innocentes dans de terribles accidents suite à l’usage du THC, apprendre aujourd’hui que cela aurait pu être évité par le simple fait de posséder le certificat médical qui va avec, c’est ballot… !

Ironie mise à part, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter d’être assez chanceux pour ne pas croiser la route d’un usager du THC fraichement autorisé.

 

En même temps, le bon côté c’est que nous aurons largement le temps de méditer sur les flagrantes incohérences de notre législation, au volant de notre bolide rouge bridé à 28 Km/h tiré par un cheval de trait… (Attention, pensez tout de même à l’empêcher de brouter quelques plans de cannabis sur le bas côté de la route, s’il n’a pas de certificat médical).

Non, décidément, médical ou pas, le cannabis est incompatible avec la conduite automobile ou autre activité à risque.

Voilà pourquoi il est urgent de dire « La vérité sur la drogue ».

Ce samedi 25 janvier, c’est à Marseille, place Bougainville que les bénévoles de l’association « Non à la drogue, oui à la vie » distribueront gratuitement et à grande échelle tous les livrets de la série « La vérité sur la drogue » et notamment sur le cannabis, l’alcool, le joint, l’ecstasy, l’héroïne, la cocaïne, le crack, le LSD, le cristal Meth, les antidouleurs, les drogues psychotropes prescrites, les drogues par inhalation, et Ritaline.

Pour obtenir davantage d’information sur les actions de l’association ou pour télécharger ou obtenir gratuitement ses publications, visitez le site internet : www.nonaladrogue.org

Contact presse : Robert Galibert au 06 20 51 17 57 info.drogue@gmail.com ou http://cestquoiladrogue.fr

Cannabis thérapeutique : déjà des dérives grotesques !

L'équipe de bénévoles marseillais

Avec une couverture médiatique digne de la finale masculine du concours de crochet de St-Pardoux-les-Cards, le cannabis a obtenu début juin en France le grade de médicament. Un pas discret mais conséquent vers sa légalisation. Une porte ouverte aux dérives les plus grotesques, comme on peut déjà le constater chez nos voisins ayant une longueur « d’avance » dans ce domaine. 

A  Amsterdam, temple de la fumette, une friterie a eu la « bonne » idée d’accompagner ses fameuses patates d’une mayonnaise des plus originales … une mayonnaise aromatisée au thym ?  Aux herbes de Provence ? Grand dieu, non ! Bien trop commun … Non, Non, Non, à Amsterdam, on reste couleur locale, vous l’aurez deviné, cette mayonnaise est donc une mayonnaise au cannabis … Mais rassurez-vous, elle ne contiendrait pas de THC, la substance active du cannabis. Aucun danger, me direz-vous. Certes … Si ce n’est celui de maintenir ou promouvoir l’attrait des jeunes gens pour le cannabis … Quelle merveilleuse idée !

Mais la palme de la dérive la plus pernicieuse revient sans aucun doute à Organicares, un dispensaire médical de cannabis basé en Californie, qui a eu l’ingénieuse idée de commercialiser du Nugtella. Non, il ne s’agit pas d’une faute de frappe. Le Nugtella n’est autre que la contraction de « Nug », qui en argot signifie « marijuana de qualité supérieure » et Nutella, la fameuse pâte à tartiner qu’on ne présente plus. Ou comment associer deux produits déjà très addictifs ! Depuis, les recettes de gâteaux, cookies et autres plats à base de Nugtella se partagent déjà sur le Web. Entrée, plat, dessert. Un menu total look cannabis, défonce assurée et fonte des neurones pendant la sieste post-prandiale.

Par bonheur, vous ne trouverez pas ce mélange détonnant dans les rayons de votre supérette de quartier. Non, rassurez-vous, cette « denrée diabolique » est réservée aux malades. Ouf. Oui, eux ne risquent plus rien …. (rires). En effet, pour pouvoir s’en procurer, il faut être l’heureux bénéficiaire de la « carte de marijuana médicinale ». Mais bon, rien ne vous empêche de faire une tartine au petit, les yeux bouffis et le cerveau scotché dans les affres de votre soirée chocolatée de la veille (rappelons pour gâcher l’ambiance que la demi-vie du cannabis, c’est-à-dire le temps qu’il faut pour éliminer la moitié du produit, est de 4 à 8 jours…)

En 2009, conformément à sa campagne, Obama fait en sorte que les usagers de marijuana médicale ne soient plus poursuivis. En Californie, le cannabis est légal pour tout patient atteint d’un cancer, du sida, de glaucome, d’arthrite, d’anorexie, de migraines et d’autres maladies et maux chroniques… Résultat, plus de 60000 cartes autorisant l’usage du cannabis pour raisons médicales, et quelques 600 cliniques de marijuana sur le seul territoire de Los Angeles. Devant l’ampleur du phénomène, le gouvernement fait alors machine arrière et les cliniques de marijuana « médicale  » californienne ont 45 jours pour fermer… 

Rappelons que le cannabis médical reste un leurre (voir article précédent). Qu’il soit sous forme de joint, de pilule ou de pâte à tartiner, le cannabis ne sera jamais un médicament. Il s’agit bel et bien d’une drogue aux effets les plus néfastes tant sur le plan physique que psychologique. Ces dérives alimentaires n’ont autres conséquences que de banaliser son usage, si besoin était, comme le montrent les derniers faits divers : un jeune homme ne trouve rien de mieux que de se présenter à l’examen du permis du conduire après avoir fumé du cannabis et provoque par la même occasion un accident, un autre tue son propre père après avoir mangé un space-cake et reste sans aucun souvenir de l’altercation … Et oui, malheureusement, les effets du cannabis ne se limitent pas à un simple fou-rire de soirée …

A Marseille, sur le cours Julien Les bénévoles de l’association Non à la drogue, oui à la vie ont installé leur stand de prévention ce samedi 24 août pour distribuer gratuitement les livrets de la série « la vérité sur la drogue ».

Pour obtenir davantage d’information sur les actions de l’association ou pour télécharger gratuitement les brochures « La vérité sur la drogue », visitez le site internet : www.nonaladrogue.org

Contact presse : Robert Galibert : 04 42 03 56 60 / 06 20 51 17 57 ,

info.drogue@gmail.com ou www.cestquoiladrogue.fr

Cannabis thérapeutique : des vies humaines cotées en bourse ?

Ce Vendredi 7 juin 2013 restera un jour mémorable en France. Vous vous demandez pourquoi ?

Aucun tapage médiatique ? Ben oui, en effet : il y a des priorités, comme ce sacré soleil qui tarde à faire son apparition … et qui aura quand même permis une belle éclipse : l’inscription en douceur au Journal Officiel d’un décret qui autorise dorénavant la mise sur le marché de médicaments à base de cannabis

 

Stand d'information sur le danger de consommer des drogues
Stand d'information sur le danger de consommer des drogues

A Marseille, comme dans la plupart des grandes villes de France, les bénévoles de l’association « Non à la drogue, oui à la vie » continuent encore et toujours d’informer sur le danger de consommer des drogues. Ils étaient présents ce samedi 15 juin sur le Cours Julien pour distribuer des brochures gratuites à propos des principales drogues.

Mais quelle relation entre ces deux fait ? Ah ben oui, entend-on partout, si le « cannabis est un médicament, c’est qu’il ne doit pas être mauvais, pas vrai ? »

Ce décret permet désormais à l’Agence Nationale de Sécurité (!) du Médicament et des produits de santé (ANSM) d’autoriser la mise sur le marché des médicaments à base de THC (TétraHydroCannabinol, principale substance psycho-active du cannabis).

Et puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, le décret prévoit également d’autoriser « les opérations de fabrication, de transport, d’importation, d’exportation, de détention, d’offre, de cession, d’acquisition ou d’emploi relatives à ces spécialités ».

Mais, ne nous y trompons pas : c’est une porte ouverte à la dépénalisation, voire la légalisation du cannabis…

Le premier médicament en lice pour l’obtention du St Graal est le Sativex, de la société GW Pharma, spray buccal à base d’alcool de cannabis qui permettrait de diminuer les douleurs et les contractures sévères pour les malades atteints de la sclérose en plaque. La persévérance paye, puisque le laboratoire Bayer (distributeur du produit fabriqué par GW Pharmaceuticals) avait déjà déposé le dossier Sativex plus de … 50 fois auprès de l’ANSM ! En effet, il est de bon de rappeler qu’avant cette date, le cannabis n’était considéré que comme un stupéfiant …

Pourquoi un médicament à base de cannabis ? Effectivement, une multitudes d’effets du THC ont été décrits : sédatif, analgésique, décontractant musculaire, antiémétique (prévention des vomissements), anxiolytique, antidépresseur … Waouh, c’est à se demander comment on a pu passer à côté d’une telle mine ! Oui d’ailleurs … pourquoi ?

Selon le Pr. Jean Constantin, « Disons sans équivoque que ce n’est pas, et que ce ne saurait être un médicament ». Et d’ajouter « dans cette énumération des effets potentiellement intéressants, on n’en trouve aucun qui incite vraiment au développement de stratégies pharmacologiques/thérapeutiques, à l’exception, peut-être, de l’effet antiglaucomateux  » (diminution de la pression oculaire).

En revanche, le cannabis induit aussi une foule d’effets beaucoup moins louables : perturbation de la mémoire, trouble de l’équilibre, comportements agressifs, hallucinations, dépendance physique et psychique au produit, troubles psychiatriques tels que la schizophrénie, tendances suicidaires

Dans le cas précis du Sativex, l’effet principalement recherché est le traitement des douleurs et des contractures dans les cas de sclérose en plaque. Pourtant, le pouvoir analgésique du THC est de l’ordre de celui du paracétamol ou de l’aspirine, c’est-à-dire inférieur à celui du Tramadol ou de la Codéine, médicaments déjà disponibles sur le marché. Et cet effet analgésique médiocre se fera au prix d’une ébriété importante. La prise de Sativex devrait impérativement être associé à une interdiction formelle de conduire un véhicule, au vu des effets sédatifs provoqués. Quant à l’effet myorelaxant du THC : le Tétrazepam et le Myolastant sont bien plus puissants.

Un essai clinique mené sur 25 patients (waouh, ça c’est de l’étude à grande échelle !) montre que le Sativex soulage la raideur musculaire pour 35% à 50%* des patients (donc, soyons clairs … 9 à 12 personnes ?). Le neurologue qui a conduit l’étude conclut lui-même  » qu’il ne s’agit pas d’un produit révolutionnaire « . D’autre part le Sativex doit être administré en association avec d’autres médicaments déjà existants, notamment le baclofène, qui a lui même un effet … myorelaxant !

* N’oublions pas que l’effet placébo représente 30% des guérisons…

Résumons : On vient d’inscrire au journal officiel un décret qui autorise la mise sur le marché de médicaments à base de cannabis pour autoriser un premier médicament qui soulage très légèrement les contractures musculaires de 9 personnes, qui est moins efficace que certaines molécules déjà sur le marché, qui doit être pris en association avec d’autres médicaments qui ont les mêmes effets, et qui annonce des effets secondaires des plus dramatiques ?

Tout à coup me vient un doute … Le beau cheval blanc qui arrive pour soulager quelques contractures musculaires de malheureux malades atteints de sclérose en plaque … ne cacherait-t-il pas d’autres intérêts ?

Selon See Change Stratégie, un cabinet d’études spécialisé dans les nouveaux marchés, Outre-Atlantique, le marché du cannabis thérapeutique représente à lui seul deux milliards de dollars. Il pourrait atteindre neuf milliards si une vingtaine d’autres Etats l’autorise aussi. C’est toute une industrie qui s’active pour profiter de sa part de (space) cake… Certaines d’entre elles ont littéralement explosé suite à des innovations et des découvertes notamment dans le domaine thérapeutique. C’est le cas par exemple de GW Pharma (leader mondial du cannabis thérapeutique) qui a vu son cours multiplié par 5 en moins d’ 1 an…

Ah non, pardon, on me dit dans mon oreillette que c’est pour le bien-être des malades …

Il est donc d’autant plus urgent et important de faire connaître « La vérité sur le cannabis » que vous pourrez découvrir gratuitement en téléchargeant la brochure à cet effet sur

Notre site www.nonaladrogue.org ,

Notre blog http://cestquoiladrogue.fr/lire-les-livrets-dinformation/cannabis/

Ou encore en la commandant par téléphone au 06 20 51 17 57